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Après plusieurs jours de soleil de plomb, en plein cœur de l'été, le calme semble revenir dans les thermomètres. Alors certes, c'est la période, juillet et août sont les mois les plus chauds de l'année sous nos climats, mais quand même, à plus de quarante degrés, ça pique un peu !
Les climato-septiques ou les écolos peuvent s'affronter sur le sujet pour désigner le coupable ou les coupables, mais en attendant, les faits sont là, et nous allons devoir vivre avec ces canicules de plus en plus fréquentes. Les étés vont devenir insupportables.
De nombreux articles étayés par des scientifiques font état de températures record et s'interrogent sur les conséquences de cette chaleur. Tous nous promettent incendies et extinctions en tout genre dans le règne animal...
Pour le végétal, nous devons aussi nous attarder sur le phénomène afin de comprendre ce que deviendront nos jardins dans le futur.
Un constat d'abord, les courageux qui ont commencé le potager cette année pour suivre la tendance, pour manger bio et pour participer à l'effort de décroissance en sont pour leur frais. Les récoltes sont très moyennes, voir nulles. Le soleil a brûlé les derniers espoirs, et c'est particulièrement déceptif... Un coup à laisser tomber son coin de jardin l'an prochain. Pour le gazon, pas mieux, à moins de forcer sur l'arrosage interdit dans la plupart des régions, la pelouse devenue blanche ne donne pas vraiment envie d'en semer à nouveau.
Et pour les plantes en pot ou les plantations du printemps, là, c'est la cata. Les questions sur les forums ou à la radio sont simples : « ma plante a séché, que dois-je faire ? ». La réponse est tout aussi simple : « la remplacer ».
En ces périodes ou l'argent ne tombe pas du ciel, ça ne donne pas vraiment envie de s'y coller à nouveau... Remplacer ok, mais si c'est chaque année la même ranguaine, autant acheter un parasol plutôt qu'un conifère.
Alors bien-sûr, les services verts des villes et des collectivités vont s'adapter en plantant des arbres dans l'espace public, mais le jardinier amateur pourrait mettre un sérieux coup de frein à ses dépenses de plante, ce qui ne fait rire personne dans notre métier.
Avons-nous des solutions pour limiter ce problème qui arrive à grands pas ?
Proposer des variétés de légumes résistantes à la sécheresse, sans eau. Les obtenteurs ont du pain sur la plante !
Trouver des systèmes d'arrosage prêts à l'emploi, facile à poser, à installer et à faire fonctionner.
Proposer des pots intelligents, plus gros, plus isolés...
Développer encore les paillages...
Communiquer sur les techniques sobres, sur la récupération de l'eau...
Toutes ces solutions ont un prix, la recherche et le développement ne se font pas gratuitement. Mais comme la majorité des décideurs sont convaincus qu'il faut baisser les prix, la place de l'innovation n'est pas acquise au sein de notre marché.
Le plus cohérent serait de s'attaquer à la racine du mal, le réchauffement climatique, et prendre des décisions fortes au niveau mondial comme au niveau local, mais là, c'est pas gagné non plus. Il est difficile de changer les bonnes habitudes... Les étés pourraient bien continuer à se réchauffer... Avec de moins en moins de jardiniers !

Roland Motte... Jardinier !

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