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La jardinerie est un magasin où l'on vend tout ce qui concerne le jardin !
La nostalgie, c'est une tristesse liée à des choses passées ou que l'on a pas connu.
Et avec ces deux définitions, pour trouver ce qu'est la « Jardinalgie », et ben y'a plus qu'à mélanger, ça donne : « un magasin où l'on vend tout ce qui concerne le jardin mais que l'on n'a pas connu ».
Avec la refonte du premier « Garden Centre » de France, Truffaut Le Chesnay, né pour la première fois en 1964, c'est l'occasion de se poser la question et faire un retour en arrière sur cette ancienne vieille jardinerie devenue moderne.
Mais qu'est-ce qui a changé dans les jardineries en 50 ans ?
De temps en temps, il est bon de regarder notre passé, il peut nous en dire long sur notre avenir !
Au-delà des frontières de Versailles, les premières jardineries avaient une gamme épurée... C'est le moins que l'on puisse dire... Il y avait du végétal en veux-tu en voilà, du terreau pour aller avec, mais juste une gamme, c'était largement suffisant, et puis des pots parce que, quand même, y'avait déjà deux ou trois terrasses en ce temps là !
Parallèlement, les LIbres Services Agricoles proposaient des bottes et des habits de travail, des outils, de l'aliment pour la basse-cour et un rayon bricolage, histoire de se dépanner. Bon ok, on n'oublie pas le rayon « graines de jardin » pour maman, quand papa venait chercher son fil de fer barbelé.
Les choses étaient claires en ce temps là...
C'est après que ça se gâte... Surtout pour le végétal ????.
La jardinerie connaissait des pics de fréquentation en mars et avril, avec les petites fleurs, et en automne avec les arbustes à planter (St Catherine ...blablablabla...). Et le reste du temps, fallait bien payer les charges, mais sans chiffre d'affaire, c'est pas simple, alors progressivement sont arrivés la déco, l'animalerie, les vêtements, le rayons de Noël, le terroir... On attend la suite !
Et de l'autre côté, les LISAS ont ajouté le végétal avant de se renforcer en vêtements, en terroir et en bouffe.
Entre temps, les uns rachetant les autres, on se retrouve avec des hybrides de jardineries qui semblent bien éloignés du Garden Center des année 60.
Pour ajouter tous ces nouveaux rayons, y'a fallu faire de la place... Et c'est le végétal qui a commencé à se faire plus rare. Il faut dire que la plante n'est quand même pas pratique : elle demande de l'entretien, donc des frais de personnel, elle crève au moindre coup de chaud ! En plus, à vendre, c'est pas très glamour si l'on parle technique, et puis même les Hyper en font rentrer pour les grandes occasions, la marge s'évapore au fil des événements commerciaux !
1964 – 2019... Qu'en sera-t-il en 2069 lorsque Truffaut décidera la deuxième refonte de son point de vente du Chesnay ?
Versailles et son centre commercial feront partie de la mégalopole parisienne, il faudra payer pour entrer dans la serre tropicale et respirer l'air pure, histoire de se souvenir de cette période où il y avait des arbres en ville. Il restera quelques végétaux, des vrais, mais à un prix défiant toute concurrence, ce sera des produits de luxe vendus impérativement avec un abonnement d'entretien. Ils seront suivis chaque semaine par des équipes expérimentées. Le restaurant proposera des légumes de synthèse. Dans le fond, une salle de cinéma projettera des vues d'oiseaux, ces animaux qui auront disparus.
Une ferme virtuelle vous donnera l'occasion de côtoyer des vaches et des poulets, un devoir de mémoire pour nos enfants habitués aux pilules alimentaires et aux boissons énergisantes issue des laboratoires Monsan-ayer.
Rassurez-vous, les paiements seront toujours en vigueur avec la puce greffée dans votre oreille droite, il suffira de cligner de l'œil pour valider.
Et le terme de jardinerie aura bien-sûr disparu depuis les années 2022, lorsque le poids du végétal sera descendu en dessous de 20% du chiffre d'affaire.
He ben oui, faut être cohérent à un moment !
Et maintenant, il est temps de se réveiller, tout cela ne devait être qu'un rêve... Ou un cauchemar ? Va savoir ?

Roland Motte... Jardinier !

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