Dictons !Les éditos précédents

Salon de l« Si janvier est doux comme février, février est rude comme janvier ! ». C’est le premier, « Saint-Julien brise la glace, s'il ne la brise, il l'embrasse », et celui là le deuxième !

Des dictons, il y en a des tonnes, un par jour au minimum... Et plus si affinités.
Inscrits depuis des siècles dans le langage populaire, ils ont été repris par les marins et font aujourd'hui les beaux jours des almanachs et des jardiniers en quêtent d’un édito plus ou moins judicieux !
Mais sont-ils encore d'actualité ? Il faut dire que les créateurs de ces dictons n'ont pas pris de gros risques ! Qu'il fasse froid ou chaud, janvier sera à peu près équivalent à février. Tu parles d'une information !
Et si le cœur vous en dit vous pouvez vous aussi vous lancer dans la rédaction de dictons savoureux. Seront-ils repris dans 200 ans sur les sites Internet de jardin du futur, ça c'est une autre histoire.
En attendant vous pouvez toujours vous lancer et dire que : « si le mois de janvier est froid, dans tes poches cache tes doigts ». Ce n'est pas faux et c'est un conseil utile pour éviter d'avoir les mains gelées surtout si vous avez oublié vos gants.
« Si tu n'as pas tes gants en janvier, et bien c'est pas gagné ! »
Et j'en ai encore d'autres à vous proposer.
Mais est-ce bien raisonnable d'inventer autant de dictons à la barbe de nos ancêtres ?
A propos, qui sont les créateurs de ces petites phrases pleines de bon sens que l'on utilise aujourd'hui ?
Peut-être un jardinier poète, pas assez courageux pour écrire une chanson mais bien content de balancer des petites phrases à ses voisins ? Ou le contraire ! Un poète fatigué de rester devant sa feuille blanche et content de se divertir au jardin ?
Et alors ! L'un ou l'autre, à cette époque comment ont-ils fait pour diffuser l'information ?
Tout le monde connaît les dictons du genre « Noël au balcon, Pâques au Tison », il a bien fallu un jour que cette petite phrase traverse le jardin, le village, la campagne, le temps, les siècles... Pour parvenir jusqu'à nous.
C'est une question existentielle ! Rien que de la poser, j'en ai la chair de poule.
Mais avant d'avoir la réponse à cette énigme, nous devrons remettre en cause toutes ces phrases historiques puisque le réchauffement climatique nous rattrape. « En avril ne te découvre pas d'un fil », c'était bon avant, à l'époque où il faisait froid jusqu'aux saints de glace. Mais aujourd'hui...
Les bourgeons commencent à pointer le bout de leur nez dès le mois de janvier, alors en avril... Les degrés défilent !
Restons sereins. Inutile de se précipiter dans l'avenir pour chercher quelques degrés en plus, en attendant de transpirer en hiver, nous avons le temps de savourer nos vieux dictons.
Et si vous êtes avant-gardistes faites comme moi, commencez à en créer quelques-uns de derrière les fagots, ça occupe et nos petits petits petits petits enfants en parleront encore longtemps longtemps longtemps...
« Quand le jardinier n'a pas de boulot, y'a pas grand-chose dans l’édito »
« En attendant le printemps reste sous la couette un bon moment »
« Et si t’as de l'imagination, ajoutes un dicton en réaction »

À bientôt,

Roland Motte… Jardinier !



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