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Après avoir fait le plein du frigo, pris soin de ses proches, surveillé sa santé, repoussé les échéances bancaires, maitrisé nos repères dans la maison …

Nous voilà en plein coeur du confinement avec nos idées, positives ou négatives, nos pensées profondes et nos pronostics sur l’avenir.

Le confinement est une formidable période pour réfléchir et se poser les questions qu’on ne se pose par d’habitude, coincés que nous sommes entre l’inconscience du temps qui passe et la course à la performance qu’exige nos vies professionnelles.

Avec le recul, on se dit qu’on a oublié des choses en route. Comment avons-nous pu vivre à côté de l’essentiel ? Peut-être parce qu’avant ce confinement, nous avions cet essentiel !

Les choses les plus insignifiantes prennent de l’importance lorsque nous en sommes privés…

Inutile de revenir sur la pyramide de Maslow… Vous savez, ce truc qu’on expliquait avant, pendant les formations, pour démontrer que l’essentiel, c’est la bouffe et la santé.

Avant, en détaillant cette pyramide, on passait pour un blaireau. C’est plus clair maintenant puisqu’on est en plein dedans !

Et puis comme dans chaque crise, on observe les extrêmes, le bien et le mal, ou le contraire en fonction de votre camp.

Les réseaux sociaux sont le reflet parfait de ces écarts.

Jamais auparavant, nous avions vu tant de créativité. Partout, venant du monde entier, nous pouvons découvrir des vidéos de chats, de chiens, d’animaux sauvages avec des réactions étonnamment humaines… Nous écoutons des infirmiers qui s’improvisent chanteur, des chanteurs qui s’impliquent dans la solidarité, des policiers joueurs et des confinés qui rivalisent d’ingéniosité avec trois fois rien pour faire rire et sourire les internautes.

A l’autre bout, il y a les imbéciles qui utilisent eux aussi les réseaux pour refiler des infos bidonnées, en comptant sur la panique pour provoquer quelques partages supplémentaires. Tout est bon pour faire de l’audience et pour promouvoir « mon » compte et « mon » image.

Les réseaux sociaux agissent comme une loupe, pour nous faire voir tantôt le meilleur de l’individu, tantôt le pire.

Sans filtre, nous devons nous faire notre propre idée, trier le vrai du faux, le profiteur ou l’acteur.

Avec toutes ces histoires réelles ou inventées, serons-nous capables de mettre en place les outils du tri. Deviendrons-nous un peu plus critiques et surtout un peu plus mesurés face aux déclarations miraculeuses venues d’un spécialiste du cousin du frère à ma belle-soeur ?

Une confirmation pourtant : avant cette crise mondiale les enquêtes laissaient entrevoir un vrai besoin de valeurs, les marques engagées sont beaucoup plus plébiscitées que les vendeurs purs et durs, sans éthique ni actions solidaires.

Cette tendance s’affirme encore plus aujourd’hui. Selon une enquête CSA réalisée fin mars, un français sur deux est capable de citer spontanément l’initiative solidaire d’une marque ou d’une entreprise. Ainsi, la gratuité des chaines Canal, la fourniture gratuite de gel hydro-alcoolique par LVMH ou même Intermarché qui a été le premier à adapter ses horaires pour les plus âgés et le personnel soignant, arrivent en tête des nominations.

Et chez nous, dans les jardins, les nombreuses initiatives de producteurs, de fleuristes ou de jardineries pour donner les fleurs qui auraient dû terminer à la poubelle, sont bien gravées dans la mémoire de nos concitoyens.

Alors oui, dans le jardin nous sommes en guerre, avec le virus d’une part, avec l’économie d’autre part, mais ces actions relayées ici ou là dans la presse locale ou dans les réseaux sociaux donnent une image extrêmement positive des métiers du jardin.

Merci à tous pour vos initiatives.

Grâce à vous, on peut encore regarder l’avenir !

Roland Motte… Jardinier !

*Méthodologie : Etude CSA réalisée en ligne du 19 au 23 mars 2020, auprès d’un échantillon représentatif de 1102 Français âgés de 18 ans et plus, construit selon la méthode des quotas sur les critères de sexe, d’âge, de profession du répondant, de région et de taille d’agglomération.

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