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4ème semaine de confinement… C’est long !!! Mais tout va bien puisque le frigo est plein.
Comment remercier encore et encore cette chaîne humaine qui permet de remplir nos assiettes. Avant, ces acteurs de l’ombre n’avaient rien d’exceptionnel, pire encore, nous avions tendance à les prendre de haut… Qu’avons-nous entendu comme propos malfaisants… « Si tu n’es pas sage à l’école, ma chérie, tu finiras comme la dame, caissière ». Et ben, ma cocotte, si tu n’as pas été sage à l’école, tu nous rends un fier service aujourd’hui, merci à toi mauvaise élève ????.
Côté agriculture, c’est plus calme aujourd’hui, l’agri-bashing semble diminuer sur les réseaux sociaux et nombreux sont ceux qui vont se retrouver dans les champs pour donner un coup de main pour les récoltes. Encore une fois, et sans surprise, c’est la solidarité qui nous permettra de sortir un peu la tête de l’eau.
Si l’on regarde un peu plus à travers champ, et si l’on en croit les chiffres de l’AAF (Académie d’Agriculture de France), nous étions un milliard d’habitants sur Terre en 1800, trois milliards en 1960 et si nous arrivons jusque-là… en 2050, nous devrions dépasser la barre des dix milliards. Ça en fait des bouches à nourrir…
Nos amis agriculteurs vont devoir bosser et trouver de nouvelles techniques pour produire un peu plus, le tout avec moins de place.
Ah ouais, parce que y’a un autre problème, c’est qu’il en faut de la surface pour nourrir tout ce joli monde…
En 1950, on comptait environ 0,5 hectares de surface cultivées pour un habitant. Le calcul est simple, plus on augmente le nombre d’individus et plus la surface disponible se divise. La terre cultivable a ses limites… Nous sommes donc passés à 0,4 hectares en 1970, 0,3 hectares en 1990 et en 2050, nos agriculteurs compteront 0,1 hectare par personne.
Mais alors, comment on fait ? On mange plus que des nouilles et des hamburgers ? Ben oui, mais là c’est pire, il faut des kilomètres carrés de blé. On mange de la viande ? Ben oui, mais faut les nourrir les bestiaux…
Développer la filière insectes, c’est un bon plan mais ça reste à développer… Les barres chocolatées à base de vers de vase, c’est pas pour tout de suite…
L’agriculture urbaine, en entassant les étages de culture hors sol, c’est à étudier aussi…
Beaucoup plus de rendement à l’hectare avec des plantes OGM et des engrais chimiques… C’est envisageable ? Heu, là … C’est compliqué à faire passer cette histoire, et puis, le problème reste entier, la Terre, il n’y en a qu’une, les problèmes environnementaux vont se multiplier… Avec 10 milliards de pollueurs, soit on fait des efforts, soit on va dans le mur… Que préférez-vous ?
Timidement, nous avons poussé vers un retour à la graine, à la culture individuelle, à la récolte maison.
Avec le confinement, le grand public a touché du doigt les manques, les privations, les peurs et les inquiétudes face à une pénurie de pain ou de nouilles.C’est en l’absence de patates qu’on en a le plus envie.
Mais nous voilà dépendant d’un agriculteur, d’une récolte, d’un livreur, d’une hôtesse ou d’un hôte de caisse… Devoir être dépendant d’autant de monde pour quelques patates, avouez qu’il y a de quoi rigoler lorsqu’on connait la facilité de culture de ces légumes !
Avec le confinement, le temps s’écoule plus lentement et nous avons le temps d’observer le jardin.
Avec le confinement, on redécouvre la bêche, le sécateur, le terreau. On observe le voisin avec ses trois salades sur le balcon et il faudrait peu de chose pour aller lui emprunter.
Au jardin, le potager pourrait bien être le grand gagnant de la partie. Lorsqu’on regarde côté contrainte, ce n’est guère glamour, mais si l’on observe les résultats, les tas de fruits et de légumes qu’il serait possible d’engranger avec juste quelques coups de pelle, 2 ou 3 graines et un vieil arrosoir, avouez qu’il y a de quoi convaincre même les plus fainéants d’entre nous.
Dès aujourd’hui, nous allons devoir mettre en place des suivis, des services, une hot-line potagère et des livraisons de plants, de petits fruits ou de condimentaires via le net. La livraison et le conseil à domicile ne sont pas à exclure, tout comme le click-and-collect, pareil pour les recettes intégrées dans les chromos ou les packagings…
Les jardiniers amateurs ne veulent plus travailler, disaient-on, c’est vrai, mais ils veulent bien manger… Entre les contraintes, et les récoltes, il y a maintenant l’indépendance… A méditer !

Roland Motte… Jardinier !

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