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C’est la semaine dernière, lundi précisément, qu’entrait en vigueur une nouvelle bannière destinée à promouvoir les produits frais et locaux présents en grande distribution.

Promo locale

« Plus près de vous et de vos goûts ». Voilà ce qu’indique le nouveau label. Désormais, vous repèrerez plus facilement les produits du coin. Déjà en mars, lors du premier confinement, nous avons été nombreux à choisir le bon bien de chez nous. C’était comme une évidence. A cette période, nous avions presque tous compris que des entreprises à proximité de notre domicile, risquaient le dépôt de bilan en perdant leurs clients traditionnels. Et en matière de casse-croute, autant aller chercher du bon dans ma rue que du fade à l’autre bout du monde. Les avantages sont incontestables, faire bosser les potes dans le coin, relocaliser l’emploi, limiter les transports, avoir un œil sur la production, faire le choix de la qualité. L’achat citoyen prend tout son sens. Et si nous avions un doute, pour ce second confinement, c’est notre administration qui, avec l’aide de la grande distribution, s’engage sur le chemin du local… Et c’est une très bonne chose. Un peu comme si dans le jardin ou le végétal, on privilégiait les producteurs locaux plutôt que d’aller chercher la même chose en Belgique, en Hollande, ou bien plus loin encore. Oui je sais, nous dans le jardin, y’a longtemps qu’on pratique de cette façon… Où avais-je la tête !!!

Tendance

Cette tendance à la proximité, il y a longtemps qu’elle pointe le bout de son nez. Mais comme toutes les tendances, il faut une confirmation pour que ça devienne une lame de fond. Et c’est le cas aujourd’hui.

Pour l’alimentation, nous sommes passés progressivement à une production industrielle de masse. Il fallait nourrir la planète au moins cher et au plus vite. Cette facilité nous a fait un peu oublier la santé et les déséquilibres alimentaires, les excès de sel et de sucre… La malbouffe que dénonçait Jean Pierre Coffe a fait son chemin comme un rouleau compresseur. Même aujourd’hui, elle reste la norme et la seule issue pour ses promoteurs ! Il est donc difficile de changer les règles en cours de route mais…. Mais c’est le consommateur qui décide, et celui-là, aspire au changement. Bien-sûr, nous sommes encore face à de nombreux problèmes. Le manger frais et local n’est pas encore accessible à tous, il faut du temps et de l’argent pour se payer un vrai repas digne de ce nom, mais doucement, les temps changent !

Autonome ?

Ok, on commence à consommer de plus en plus local. Cette production artisanale permet en plus de créer des emplois. Elle a aussi l’avantage de savoir avec transparence ce qu’il y a dans l’assiette.

Mais alors me direz-vous, l’étape d’après c’est quoi ?

Chaque tendance qui se développe continue son chemin dans la tête des consommateurs et se transforme progressivement avec d’inévitables ramifications au gré de l’imagination de nos cerveaux.

Regardez les réseaux sociaux, nés en 1997 avec Weblog ou Six Degrees, ils ont maintenant une force inimaginable au point de mettre en danger les groupes de presse. Les ramifications sont nombreuses avec l’émergence de fake news ou de deep fake. Si cette tendance locale prend le même chemin, il convient vraiment de l’observer…

Et je repose la question, c’est quoi l’étape d’après. Qui a-t-il de plus local que le local ? Il y a le ‘chez moi’. Chez moi, c’est en ligne direct avec l’autoconsommation.

Et si je produisais ma propre électricité avec les panneaux solaires ? Mon eau avec les citernes de récupération ? Et mes repas avec les légumes, le pain et la cuisine maison ?

On avance !

Ce serait, avouons-le, un véritable changement de situation, que dis-je, un tsunami. On sait pourtant que faire son pain, c’est un peu ringard, tout comme faire son jardin ou son potager. Mais ça c’était l’an dernier, entre temps, tout a changé.

Certes, rien n’est acquis, mais ce changement de vie, ce monde d’après nous donne des raisons de ralentir la croissance. En auto-consommant à tous les niveaux de la maison, je maitrise les coûts et les provenances.

La maison autonome est devenue une réalité. Le jardin est à l’affut… Nous aurons, bien sûr, une sortie de crise sanitaire, un retour à la normale avec l’arrivée d’un vaccin. Mais il restera cette sensation de maitriser son destin, de gérer sa bouffe, son énergie et le reste … Dans ce « reste », les perspectives sont nombreuses.

Les industriels chercheront peut-être à proposer moins de produits finis et plus de produits « d’assemblage » en laissant la touche finale au consommateur.

Ca tombe bien, dans le jardin, c’est une pratique qu’on maitrise. Finalement, le retard, ça laisse un temps d’avance…

Roland Motte… Jardinier !

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