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Mieux qu’un film de science-fiction, le coronavirus fait la une de toutes les actualités et développe les fantasmes ou les fakes-news les plus folles.

Inutile de se mentir et de sous évaluer la situation, il s’agit bien d’un virus qui s’attaque de près ou de loin à l’Homme et rien ne nous dit qu’il va durer, s’arrêter avec le printemps, ou faire partie de notre paysage dans l’avenir.

Mais pour les chaines d’info, la situation est parfaite… Oubliées les retraites, les 8èmes de finale de la Champion’s League, même « The Voice » passe inaperçu …

Inutile de vous parler de sécheresse, de développement durable, de virus de la tomate et autres vers plats qui viennent manger nos lombrics. On s’en fout, ce qui fait vendre des espaces en ce moment, c’est le coronavirus.

Tous les ingrédients sont là et la série qui a commencé en début d’année est d’une efficacité redoutable !

Allez, puisque vous êtes coincés à la maison, en quarantaine, je vous raconte une vraie fausse histoire de science-fiction…

Pour mémoire, si vous n’avez pas tout capté de l’intrigue, ça commence en Chine, la caméra filme un marché local avec un gros plan sur une chauves-souris qui s’attaque à un pangolin. La chauve-souris s’enfuit ensuite dans un laboratoire pour mordre un scientifique.

Et là, tout s’accélère… Le héros qui découvre la maladie meurt dans un lit d’hôpital. La police étouffe l’affaire et une jeune bloggeuse, devient le personnage principal du film, elle arrive à alerter le monde entier.

Pendant ce temps, le virus voyage et se développe sous d’autres formes.

Sur les réseaux sociaux, c’est la panique. Dans les villes, on voit des scènes de pillage et des bateaux bloqués dans les ports.

Le virus n’a pas de frontière et le monde entier prend conscience du problème.

Dans les camps de quarantaine, pour ceux qui reviennent de voyage, c’est la misère et un vent de violence souffle sous les tentes. L’armée est obligée d’intervenir pour calmer les ardeurs des « prisonniers ».

Un grand laboratoire se penche sur la question et propose des solutions sous forme de pilules. La boite de 10 coûte une fortune, son prix dépasse les 10 000 euros. Des bandes organisées vendent le remède dans le dos des autorités.

L’épidémie est mondiale et les gouvernements de tous bords sont obligés de travailler ensemble pour trouver des solutions.

La planète est en danger, les économies s’arrêtent et même certaines formations jardin sont annulées…

Plus grave encore, nous ne sommes pas sûrs d’être livrés en géraniums ce printemps…

Bon, j’arrête là ce scénario. Vous l’aurez compris, lorsque la réalité, si triste soit-elle, rejoint la fiction, les communicants sont les premiers à récupérer le sujet pour le transformer en un feuilleton haletant et rémunérateur.

Alors certes, il convient d’être rigoureux et de ne pas minimiser cette pandémie. Évitons de nous serrer la main ou de nous faire la bise, limitons nos voyages, lavons-nous les mains, éternuons dans le pli du coude, limitons les rassemblements …

Mais au-delà de ces premiers gestes, il convient de regarder nos communications dans le blanc de l’oeil.

Ce coronavirus a tous les ingrédients d’un film à grand spectacle : histoire, intrigue, secret d’état, épisodes à rebondissement…

La surmédiatisation du virus va, espérons-le, permettre de réduire son impact sur les populations.

Ensuite, lorsque ce dernier sera un vieux souvenir, il serait tellement souhaitable de parler avec autant d’énergie de la pollution de l’air qui tue près de 9 millions de personnes dans le monde chaque année.

Malheureusement, en communication, les scénarios vendeurs sont plus efficaces que les sujets contraignants et qui demandent, en plus, des changements contraignants dans nos habitudes.

Virus ou pas, l’important, c’est de produire de l’info 24/24… Que le spectacle continu !

Roland Motte… Jardinier !

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