Mais que devient notre pays ? Bon, vous savez tous que nous avons deux ou trois problèmes qui trainent ici ou là, que nous n’avons pas assez de production agricole pour tous manger bio, que le réchauffement climatique nous guette et que malgré un match engagé, l’OM n’a pas battu le PSG pendant le classico …

Il y en a d’autres… Mais laissons là les soucis pour nous attaquer aux constats : d’après l’INSEE, nous sommes 48,8 millions de citadins, ça représente près de 75% de la population. Tout ce petit monde se déplace comme il peut dans les centres-villes, avec des bouchons de plus en plus conséquents. Aujourd’hui, un francilien met 92 minutes pour aller et revenir de son boulot, ça fait un quart d’heure de plus qu’en 1980. Et dans les autres villes, c’est pas mieux, le moindre incident bloque la circulation et nous fait râler plus que de raison.

Alors lorsque qu’il faut aller faire les courses, nous freinons des 4 fers et nous nous rabattons sur les achats en ligne, là au moins, c’est livré à domicile et il n’y a plus à se déplacer.

Tout à fait logiquement, nous allons déserter les magasins pour rejoindre les sites de vente. Au-delà de la fréquentation du point de vente qui pourra diminuer, la logistique va devenir la clé de notre avenir.

Comment livrer les produits dont nous avons besoin ? Plus il y a de monde sur terre et plus le problème va aller en grandissant.

Dans les métiers du végétal aussi, il faudra trouver des solutions logistiques. Les clients voudront recevoir la plante de leur rêve, et les jardineries « nouvelle génération », de proximité, qui vont travailler en flux tendu, seront ravies de recevoir 2 géraniums et 3 salades par semaine. La fin du rolls est proche !

En se projetant dans l’avenir, les conséquences seront directes pour les producteurs : mutualiser les envois au-delà de nos différences… Et trouver l’emballage et la logistique qui permettra de satisfaire un client dans toute l’Europe, à l’unité bien-sûr.

Rassurons-nous en nous disant qu’il s’agit là d’une perspective à long terme… Mais en attendant, nous pouvons commencer à chercher les solutions qui s’imposent. L’avenir de la logistique est à écrire et il est temps de s’en préoccuper.

Roland Motte… Jardinier !

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