#coronavirus, #jardin, #jardinier, #restezchezvous

Impossible de passer entre les gouttes, notre attention, notre énergie, nos émotions, nos pensées… Toutes convergent vers le coronavirus.

Les questions sont simples : 1-comment gérer le présent ? 2- que ferons-nous demain ?

Le présent, c’est d’abord d’enrayer le développement de la pandémie. L’urgence, c’est de trouver des solutions. Toutes les polémiques sont passionnantes, mais l’urgence, c’est d’en sortir.

Nos énergies coûtent chères, très chères, utilisons-les pour trouver des solutions, pas des responsables.

A court terme, notre devoir de simple citoyen, c’est de rester à la maison.

A court terme, notre devoir de simple citoyen, c’est d’encourager, de soutenir les personnes qui s’engagent au quotidien pour notre survie.

En période de crise, la polémique est un luxe dont nous devons nous passer.

Pas facile de respecter un confinement pour des humains dont l’instinct grégaire fait partie intégrante de leur fonctionnement.

L’instinct grégaire, c’est ce besoin indispensable que nous avons de vivre en groupe, de créer des rencontres, de participer à des réunions, de se retrouver ensemble.

La très grande majorité de l’humanité a besoin de se voir, de se toucher, de se retrouver autour d’une table, d’un spectacle, d’un site.

Alors, bien sûr, lorsqu’on interdit les regroupements, la mesure passe mal, il s’agit même d’une mesure contre nature.

Il n’y a pourtant pas d’autres solutions : rester confinés en s’interdisant les réunions.

Aujourd’hui, beaucoup d’inconnues demeurent. Même si des messages d’espoirs nous indiquent que des vaccins sont en test, avant une éventuelle commercialisation, il faudra un certain temps …

Avant de voir l’épidémie baisser, il faudra là aussi un certain temps que personne ne peut nous préciser.

Nous avançons en terrain totalement inconnu et cette première question, « comment gérer le présent ? », nous laisse déjà dubitatif.

Avant de poser la seconde question, celle de notre avenir, il conviendra déjà de faire un constat en sortie de crise. Dans notre métier du jardin, où beaucoup engrangent le chiffre d’affaire d’une année en cette période de printemps, nous pouvons déjà dire, avec certitude, que rien ne sera plus comme avant.

Combien serons-nous encore en poste après ces mesures de restrictions ? Notre entreprise passera-t-elle la crise ? Pourrons-nous payer les emprunts en cours ? Comment allons-nous convaincre les particuliers de se réfugier dans leur jardin ? Quels arguments pourront toucher les jardiniers amateurs de se lancer à corps perdu dans le potager, histoire de mettre en route, leur indépendance alimentaire.

Pendant cette période sombre de l’histoire de l’Humanité, nous mesurons à quel point l’indépendance et l’autonomie sont des richesses inestimables.

Nous sommes, à plus ou moins grande échelle, selon nos activités :

– Dépendants des banques.

– Dépendants de la distribution.

– Dépendants de la météo (mais ça on le savait déjà).

– Dépendants des consommateurs.

– Dépendants des tendances de consommation.

– Dépendants des pays voisins.

– Dépendants des transports.

– …..

Qu’allons-nous faire demain ? Viser l’indépendance maximale ou travailler tous ensemble afin de trouver une chaine de solutions convergentes ?

Les réponses viendront plus tard. A la fin de ce confinement, nous devrons accepter les douloureuses réalités humaines et économiques.

Ensuite, ensemble, nous devrons chercher des opportunités pour reconstruire une autre société.

En attendant, restez chez vous et soyez courageux, partageons des messages de sympathie pour tenir le coup… Échangeons nos craintes et nos espoirs, restons en contact, c’est le minimum que nous puissions faire. Et surtout, portez-vous bien.

Roland Motte… Jardinier !

?Beaucoup cependant espéraient toujours que l’épidémie allait s’arrêter et qu’ils seraient épargnés avec leur famille. En conséquence, ils ne se sentaient encore obligés à rien’.

Albert Camus, La peste

#restezchezvous

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *