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Ne me dites pas que vous n’avez jamais été collés lors de votre séjour au collège ou au lycée, je ne vous croirais pas. Bon admettons, ça peut arriver ! Mais pour ceux qui ont passé 4 heures à potasser sur un sujet de math incompréhensible, on aurait bien rêvé de passer ce temps précieux dehors, bien loin de la prison pension…

Dans un récent article, les journalistes du Figaro Demain* nous retracent le fonctionnement de ce lycée aux portes de Paris qui remplace les heures de colle par des heures au jardin ou à la ferme.

En gros, plus tu te tiens mal, plus tu fais le chahut à la cantine ou dans les salles de classe, et plus tu as des chances de te retrouver derrière une pelle, une bêche ou un tas de compost.

Je ne sais pas trop comment nous devons prendre cette initiative… La punition, c’est le jardin, en gros, « si tu es sage, tu évites la honte ou la galère de la plantation des haricots ou la récolte des cerises ».

Bon c’est sûr, dit comme ça, c’est pas glamour, surtout quand on est jardinier et qu’on ne s’est jamais senti aussi bien que dans son jardin. De mon temps, si j’avais eu droit à ce régime-là, je crois que j’aurais doublé ma cancritude pour retourner au jardin à la place des cours de chimie ou d’algèbre…

Mais bon, le côté positif, c’est qu’enfin, le jardin rentre dans l’éducation générale. Peut-importe la porte, mais il est temps d’y consacrer un maximum d’énergie !

Un lien timide relie les jardineries et les enfants grâce au GNIS qui se bat depuis des années avec le jardinage à l’école. D’autre initiatives apparaissent ici ou là pour faire découvrir la nature et le jardin aux élèves, tout cela va dans le bon sens.

Alors certes, proposer du jardinage en punition, ça fait mal à notre égo de professionnel du paysage et de la nature, mais bon, devant le manque de pratique des générations futures, on est prêt à tout accepter.

Si d’aventure je deviens ministre de l’éducation… Un jour… Le programme sera plus simple qu’aujourd’hui avec un jour de jardin, un jour de découverte de la nature et de la biodiversité, un jour de respect de la planète et de l’écologie, et un jour pour les matières générales et les langues étrangères.

Et alors, celui qui ne se tient pas droit pendant les cours de jardinage, celui qui plante les tomates à l’envers, alors, pour celui-là, pas de pardon. Il faudra être sévère ! On lui donnera une heure de math ou une heure de dictée à la place de ses heures de colle !

Ah mais ! On rigole pas avec la discipline !

Roland Motte… Jardinier !

*Source, le Figaro Demain, article publié par Mathilde Golla le 04/06/2018

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