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Plus de 1000 personnes interrogées par internet début janvier, un échantillonnage représentatif de la population, et la question c’était… ?C’est quoi le boulot de rêve que vous aimeriez faire ?’.

Évidemment, on s’attend à : milliardaire sans emploi, footballeur, sportif de haut niveau, chef de gare dans une île paradisiaque, retraité…

Que nenni, le premier boulot arrivé en tête, c’est : voyagiste, conceptrice et concepteur de voyage. C’est plutôt moral comme choix : rêver tout en faisant voyager son prochain. Et puis, peut-être que là où le voyagiste en question est toujours en train de parler de vacances à des futurs vacanciers, c’est plus cool que de parler de travail à des travailleurs… Mais justement, tout dépend du travail !

En deuxième position, on trouve : les photographes, scientifiques et cheffes ou chefs d’entreprise. La suite ne dit pas à quelle entreprise nous avons à faire.

Et en troisième position, c’est sans doute là qu’arrivent les milliardaires ?

Perdu, en troisième position, avec 11% des votes, on trouve : les jardiniers, les fleuristes et les paysagistes.

Mince alors !!!! En troisième position ? Loin devant les pilotes de ligne, les présidents de la république, les ministres ou autres acteurs.

Ben alors, c’est quoi ce rêve ?

Parce que dans la réalité, les entreprises du paysage ont un mal fou à trouver du personnel qualifié, et du côté des fleuristes, c’est pas toujours rose (elle était facile celle-là).

Pour le jardin, l’histoire ne nous dit pas de qui on parle ? Dans notre profession, le jardinier, c’est la personne qui fait son jardin, un gros, c’est un client !

Ce peut être aussi celui qui s’occupe de ces mêmes clients dans les jardineries. Cette hypothèse expliquerait la réflexion régulière de nos visiteurs en magasin : «quand même, vous faites un beau métier, toujours dans les fleurs et dans la nature».

C’est vrai ! Si l’on oublie le travail du dimanche, l’arrosage, la démarque, la mise en rayon, les insatisfaits à gérer…

Jardinier, c’est sans doute un beau métier, mais entre le rêve exprimé par les sondés et la réalité vécue par nos « jardiniers », il manque le passage à l’acte.

Ce sondage aura le mérite de matérialiser l’amour porté à la nature ressenti par nos concitoyens.

Il manque maintenant à nos professions et à nos entreprises de donner envie. Ces français amoureux des plantes pourraient ainsi rejoindre les acteurs du marché.

Nous avons un atout entre nos mains, c’est la passion du végétal, certes, elle n’est pas facile à vendre, mais elle existe !

On peut espérer un lendemain riche en « jardiniers » qui viendront taper à nos portes pour nous soutenir et choisir un métier rêvé.

La réforme de la formation souhaite développer l’apprentissage, ce sondage tombe à pic pour passer des paroles aux actes. Les OPCO concernés vont sans doute prendre rapidement contact avec l’UNEP, VAL’HOR et la FNMJ pour construire de nouveaux modules de formation et ouvrir des écoles spécialisées…

En attendant, nous allons continuer à rêver… Ca mange pas de pain !

Roland Motte… Jardinier !

Enquête réalisée par Odoxa pour Aviva et Challenges

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