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En surfant sur les réseaux sociaux, on prend vite peur en regardant les vidéos, les posts et les commentaires qui concernent l’avenir de la planète. A priori, y’a le feu, mais bon, il y a chaque fois une bonne raison pour ne rien faire, ça devrait passer… Disait l’autruche !

Des forêts qui brûlent, de l’eau polluée, de la fièvre porcine, une alimentation industrielle qui ne donne ni envie ni confiance… Bref, il ne se passe pas un jour sans qu’une alerte ou un partage nous signifient les dangers que nous courons si rien n’est fait dans le sens de l’environnement.

Et pourtant, les habitudes de consommation sont solidement ancrées et il ne nous viendrait pas à l’idée de perdre une partie même infime de notre confort. L’écologie OK, mais à la condition de garder nos avantages et nos fonctionnements.

Pour oser une comparaison facile, c’est comme si le feu c’était déclaré dans la maison sans que personne ne pense à éteindre l’incendie : « c’est pas moi qui l’ai allumé », « les pompiers vont bien intervenir, c’est quand même leur boulot », « et si c’était grave, les voisins auraient sans doute réagi » … Et comme les voisins pensent à peu près la même chose, c’est pas prêt de bouger !

Le plus grave, c’est que nous trouvons toujours une justification à nos actes pour nous éviter de changer un tant soit peu les habitudes. Si la vitesse passe à 110 au lieu de 130 en période de pollution atmosphérique, nous avons le joker… « C’est pas moi qui pollue avec une réduction de ma vitesse pendant quelques kilomètres, ils feraient mieux d’interdire les camions ». Et pourquoi ne pas acheter une voiture électrique ? « Parce qu’une enquête explique que la voiture électrique pollue autant que les autres ». Et pour réduire ses trajets ou pratiquer le covoiturage ? « Pas besoin puisqu’un bateau à quai pollue autant que des milliers de voitures . Je réduirai mes trajets lorsque les bateaux auront disparu ».

Et la surconsommation de plastique, la pollution des océans et l’extinction de certaines espèces animales ? « Ne confondons pas tout !!! D’abord, le plastique fait tourner les usines, tu préfères le chômage ? Et puis les extinctions d’espèces, ce n’est pas nouveau, c’est la vie ! Les espèces naissent et meurent en fonction des cycles ».

Et la pollution des sols alors ??? « C’est la faute aux agriculteurs, faudrait interdire l’agriculture ! ». Mais t’as au moins un panneau photovoltaïque sur ta maison ? « Jamais de la vie, ça vient de Chine et on ne sais pas les recycler ».

Quelle que soit l’initiative, il y a toujours une contre-indication scientifiquement ou déontologiquement assez forte pour annihiler la bonne action en cours. Tient, moi aussi j’irai bien voter écolo aux prochaines élections, mais faut prendre la voiture pour aller au bureau de vote, et ça, c’est contre mon éthique !

Alors on fait quoi ? Et ben c’est simple, on partage des « posts » sur facebook, on met des « like » dès que ça parle de développement durable et on mange des salades du jardin. C’est déjà un bon début ! Pour le reste, on en reparle dans 50 ans, d’accord ?

Roland Motte… Jardinier !

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