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Alors ces fêtes de fin d’année ? Vous avez bien mangé ? Même avec un nombre de convives réduit, vous avez quand même forcé sur les bons petits plats ? Mais avez-vous mangé un poulet conçu en laboratoire ? Non ? Et bien pourtant, c’est devenu chose possible, la viande artificielle arrive dans nos assiettes…

Une première

Ça commence bien, après une année 2020 morose, pour ne pas dire plus… Voici 2021 qui s’avance avec déjà un nouveau monde surprenant qui va nous remuer un peu plus ! Fin décembre, les autorités de la cité-état de Singapour ont autorisé une viande artificielle fabriquée en laboratoire. Pour la première fois dans le monde, nos amis du sud de la Malaisie ont pu déguster un poulet sorti direct d’une éprouvette. Et pour les premiers clients, impossible de voir la différence avec le poulet traditionnel, celui qu’on élève et qu’on égorge pour « la bonne cause ».

Tout a commencé en 2013 avec de la viande de bœuf artificielle dégustée à Londres. Le steak de 142 grammes coutait alors 250 000 euros… Pas encore accessible à toutes les bourses ! Mais aujourd’hui, c’est devenu une réalité. Cette viande sortie d’un laboratoire pourrait bien révolutionner notre nourriture. Moins consommatrice en énergie que le traditionnel élevage de poulets, moins polémique par rapport à la cause animale, plus facile à stocker et à conserver… Ca, ce sont les avantages. Rassurez-vous, il y a deux ou trois inconvénients…

Quelques doutes

Le défi est grand. Si comme les prévisions l’indiquent, nous serons 9 milliards en 2050, il faudra bien nourrir tout ce petit monde. On veut manger normalement, sainement, sans polluer et sans tuer les pauvres bêtes tout en préservant la biodiversité ! Certes ! Mais pour l’instant, ces objectifs peuvent s’avérer contradictoires.

Ces premières viandes artificielles suscitent quelques critiquent. D’un point de vue éthique d’abord. Avec le bout d’une plume, tu te retrouves avec une cuisse de poulet. Le créateur pourrait se retourner dans sa tombe. Heureusement, il est ressuscité ! Plus techniquement, les additifs ajoutés à cette synthèse n’inspirent pas encore confiance. On s’éloigne quand même du « naturel » tant réclamé par les consommateurs. Et puis dernier point, ils en disent quoi les éleveurs de poulets ? Il faudra laisser grandir les bestioles pour produire des œufs ? Jusqu’à ce que l’œuf de synthèse arrive dans les supermarchés ? Le débat est loin d’être clos, mais il y a une certitude, nos habitudes alimentaires évoluent et ouvrent des portes. Nous saurons dans quelques années, s’il s’agissait de la porte d’une boite de Pandore…

La suite ?

Pas facile de prévoir l’avenir de notre cuisine et celui de la bouffe en général. Après la Covid-19, reprendrons-nous un rythme normal avec une fréquentation régulière des restaurants ? Allons-nous préférer la livraison à domicile ? Les chaines vont rester bien en place et continuer à se développer, mais quel avenir pour les petits restaurateurs indépendants ? La crise Covid pourrait bien décourager même les plus solides.

Et chez nous, dans la cuisine ? Oui, nous voulons du local, du bio et le meilleur possible, mais cette demande sera-t-elle encore en adéquation avec la quantité à produire ?

On pourrait se dire que les fruits et légumes ne sont pas touchés, mais rassurez-vous, même s’il n’y a pas de légumes de synthèse (pour l’instant…), la recherche évolue ! Grace aux OGM, nous développerons des tomates qui se conserveront un mois dans le frigo ou un blé vivace qui repoussera chaque année… Et ensuite ?

Potager !!!

Nous ne sommes qu’au début d’un bouleversement que la période Covid n’a fait qu’accélérer. Les recherches et les mélanges en tout genre vont nous faire prendre des directions parfois enrichissantes, parfois obscures.

Notre casse-croute prendra des formes inconnues, il est pourtant la base et le ciment de notre santé.

La question se pose : aurons-nous encore dans les années à venir une nourriture saine, une vraie patate qui vient bien de la terre, une pomme avec de petits vers dedans ?

Par le passé, un visionnaire nous exposait son point de vue : « c’est de la merde ». Jean Pierre Coffe parlait-il de l’avenir de nos petits plats ?

En attendant, là où nous serons toujours en sécurité, c’est dans notre potager. « C’est moi qui l’ai fait ! Bon, je n’en récolte pas beaucoup, mais au moins, là, j’en suis sûr ! » .

Dans nos points de vente, le rayon potager a un bel avenir devant lui !

 

Roland Motte… Jardinier !

 

La viande de synthèse, ce que j'en pense ?

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