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Pour les jardineries, le cauchemar est « presque » atténué. Pouvoir ouvrir ses portes après des semaines de fermeture, va donner du baume au cœur et ce commerce tardif pourra permettre de limiter les dégâts.
Il est bien-sûr difficile de prendre du recul en ce moment tellement les choses vont vite : la vérité de la veille n’est déjà plus celle du lendemain, et les experts en herbe qui assènent des certitudes sur les réseaux sociaux sont contredits le lendemain par une nouvelle situation inattendue.
Cette pandémie nous entraine sur des chemins inconnus et il est prudent de faire preuve d’humilité avant de se lancer dans de grandes théories sur le sujet. Les scientifiques ont déjà du mal entre eux… Inutile d’ajouter son pseudo-savoir dans la mêlée.
Sans prendre de risque pourtant, en regardant derrière nous, cette réouverture des jardineries nous donne des indications intéressantes sur notre métier.
A la décharge de nos décideurs, c’est vrai qu’il n’y a pas encore de ministre du jardin, mais si le poste avait existé, notre ministre de tutelle aurait pu intervenir pour expliquer toute l’importance de notre profession.
Il a fallu un confinement sévère et une épidémie mondiale pour que l’ensemble de la population se rende compte de la force d’un jardin.
Quand tout va bien, le jardin est un loisir de second rang, sympathique et naturel, certes, mais quand même, nettement moins spectaculaire que le foot, moins médiatique que la musique et nettement sous-coté par rapport à la cuisine.
Bon, d’accord, on n’est pas très glamour avec nos bêches et nos géraniums, c’est pas faux ! Mais en interdisant l’accès aux plantes en plein printemps, et ce pratiquement dans toute l’Europe, comme nous le rappelait Brand Wagenaar *, nos dirigeants ne pouvaient pas imaginer à quel point le jardin est salutaire pour la population. Il est même une source de bien-être en cette période de solitude.
Nous connaissions déjà l’hortithérapie, mais aujourd’hui, nous savons que se priver de plantes, c’est aussi se priver d’une partie de son équilibre personnel et familial.
Bien-sûr, nous n’allons pas remercier ce virus, mais tout de même, sans sa présence, « les autres » n’auraient pas pris conscience de l’importance du végétal et du jardinage.
« Les autres », le mot est lâché… Désolé pour la formulation, mais je n’avais que cette tournure dans mon vocabulaire un peu trop empreint de partialité. Je m’en excuse par avance… auprès des autres…
Mais c’est vrai qu’entre nous, professionnels du jardin, nous avons foi en notre activité et nous ne doutons pas de son bien-fondé.
Par contre, en dehors de cette « secte des végétaleux », le jardin reste un loisir dont on imaginait qu’il serait aisé de se passer. Le PQ et les nouilles semblaient loin devant nos fleurs et nos graines.
Et bien non !
A voir la ruée des clients dans les jardineries dès leurs réouvertures…
A voir le fonctionnement des vendeurs de végétaux virtuels sur la toile complètement débordés par les commandes…
A voir les sollicitations en conseils et en questions en tous genres sur les sites spécialisés en jardinage…
A voir les posts sur Facebook ou Instagram pour montrer ses semis, ses 4 fleurs ou les 2 chenilles qui se battent en duel sur une feuille de rosier…
A entendre le bonheur exprimé par nos clients après leur visite en magasin…
A entendre les voisins discuter de leur potager par-dessus les barrières…
A découvrir la fierté des gamins de générations Y et Z devant leurs premiers radis en balconnière…
A voir et à entendre tout cela, alors oui, il y a du changement dans les têtes et dans les terrains derrière la maison. Pendant cette pandémie, le jardin a pris du galon et a montré son importance et son impérieuse nécessité dans nos vies et dans nos familles.

« Pourvu que ça dure !!! »**

Roland Motte… Jardinier !

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Citation de Letizia Bonaparte

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