#PPT, #plantespourtous, #ventedeplante, #millennials, #planteverte, #jardiniere, #jardin, #jardinier, #jardinerie, #rayonjardin

Vous les avez peut-être vu au printemps dernier, ces boutiques éphémères remplies de plantes d’intérieur ou d’extérieur et qui proposent en un week-end des végétaux pas chers, avec des prix amputés de la marge traditionnelle des jardineries ?

Si ce n’est pas le cas, allez vous renseigner sur les nombreux articles concernant ce nouveau concept, ça s’appelle Plantes Pour Tous.

La recette parait simple : une start-up avec des petits jeunes qui s’adressent à d’autres petits jeunes, avec une communication adaptée, et qui proposent des plantes à des prix bas … abordables.

A voir les queues interminables le long des trottoirs pour pouvoir entrer dans les boutiques, à entendre les réactions des clients, y’a pas photo… Un changement est en marche dans la relation à trois : commerçant ? client ? végétal !

Et nous, les anciens, les pros de la plante, c’est le moment de se poser des questions pour comprendre le phénomène…

Les interrogations portent sur 3 sujets basiques, mais essentiels pour attirer le client : le prix, la communication et la cible.

Pour le prix, les jardineries avouent ne pas s’en sortir avec des tarifs bas et ont pour habitude de multiplier le prix d’achat des végétaux par 2 et plus. Ça coince au porte-feuille … Avec des concurrents comme les hypers, les gros magasins d’ameublement et maintenant les boutiques éphémères qui sont nettement moins chers, les clients doutent …

Mais comment font-ils pour baisser les prix ? Moins de frais de personnel ? Moins de structures ? Moins d’entretien ? Moins de choix ? Moins de gourmandise en marge ?

Peu importe… Le public s’en fout, il va au moins cher, et le moins cher n’est plus en jardinerie.

Pour la communication, qu’est-ce qui change ? En jardinerie, le public est plutôt sénior, les visiteurs n’acceptent pas d?attendre en caisse alors que dans les boutiques éphémères, on patiente dans la queue sans broncher … Si un jour nous avons le temps, il serait intéressant de poser la question dans ces files pour savoir combien d’individus connaissent ou sont allés flâner dans les jardineries auparavant. La question est sans doute gênante, mais peut-être passons-nous à côté d’une partie de la population à cause d’une communication un peu vieillissante et peu adaptée aux Millennials ?

Puisqu’on parle de comm, en allant faire un tour sur le site de Plantes Pour Tous, l’approche n’est pas technique, les fiches sur le site sont assez basiques, elles donnent les renseignements les plus courants, pas de quoi affoler un botaniste averti.

La réussite du concept passe surtout par le ton et le dynamisme. Les outils utilisés pour aborder le sujet sont tous à destination des jeunes générations. On retrouve les infos sur les réseaux qui sont régulièrement partagées.

Et puis, le coté éphémère des boutiques n’est pas étranger à ce succès. On connaissait l’impact des Pop Up Store pour l’image des marques, la solution est efficace aussi pour la vente de végétaux.

En résumé, si rien ne change, si les prix restent élevés, si la communication n’est pas plus simple et plus ludique, si les messages ne sont pas plus dynamiques et interactifs, le marché du végétal pourrait, à terme, changer de main et se déplacer vers d’autres acteurs, un peu moins jardin, mais mieux adaptés

Passionnant tout cela, et merci à ces Start Up de bousculer les traditions et les acquis, ça va faire remuer dans les serres et dans les têtes ces histoires…

Roland Motte… Jardinier !

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *