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Acheter des produits français, OK, mais c’est cher ! Voilà deux arguments opposés… La bonne intention se heurte au porte-monnaie. Allons-nous réussir à faire cohabiter les deux dans l’avenir. Même les Fleurs de France l’espèrent !

Cher ou trop cher ?

Une enquête de février 2021 parue dans les Echos nous donne déjà quelques clés sur la capacité des consommateurs Français à casser leur tirelire. Il s’agit d’intention, bien-sûr, mais l’envie est là. 81% se disent prêts à payer plus cher leur casse-croute pour mieux manger d’une part et rétribuer les petits producteurs d’autre part. 75% parlent de la protection de l’environnement et 74% du bien-être animal.

Rassurez-vous, le prix reste l’élément majeur mais pour seulement 35% des sondés.

On fait bien dire ce qu’on veut aux chiffres et il faut prendre les sondages avec des pincettes, mais quand même, malgré toutes nos réserves, le consommateur est en train de changer. Évidemment, les bonnes intentions dévoilées devant les sondages peuvent changer en arrivant à la caisse… Quand même ! Il y a 10 ou 20 ans de cela, le lien entre la bouffe et la santé était loin de préoccuper les clients que nous sommes. Et l’intérêt porté aux producteurs est lui aussi très nouveau… Le succès de la marque de consommateur « C’est qui le patron », confirme bien les constats avancés dans cette enquête. Pourvu que ça dure !

Et demain ?

On n’est pas devin pour connaitre demain, mais il y a des pistes qui vont dans ce sens ! Une étude parue dans CB News, menée en ligne en 2020 par Foresight Factory dans 20 pays et plus de 30 000 personnes nous ouvre les portes de 2030 !

D’abord, notre consommateur sera urbain. Ils seront 68% en 2050 à habiter dans une agglomération contre 55% aujourd’hui. Plus ils sont en ville, et plus ils ont besoin de nature, c’est bien connu ! Et pour en revenir aux prix et aux valeurs, 65% de ces 30 000 sondés sont convaincus de sanctionner les marques qui ne seront pas en capacité d’agir pour la protection de l’environnement. Autant de monde prêt à surveiller son panier pour acheter « responsable ». Quelle que soit la taille de la boutique, puisqu’on peut supposer que les « mastodontes » de la vente en ligne vont rafler la mise, ils devront quand même proposer des produits sains ou des produits de proximité.

Les monstres de la distribution risquent de devenir de plus en plus imposants tout en valorisant les produits de petites entreprises plébiscités par le client.

Acheter Français

Au-delà des intentions, il y a les faits. Un produit fabriqué ou produit en France est en moyenne 4 fois plus cher que ce que proposent nos copains asiatiques.

Autre moyenne, c’est que le consommateur est prêt à payer 5 à 10% en plus, à condition d’avoir les moyens… Les séniors sont un peu moins regardants, bon, c’est normal, ils ont un peu plus d’argent… Toujours en moyenne ! Et sont sensibles à l’argument.

Alors oui, nous sommes tous convaincus qu’il est préférable de se servir en France, pour l’environnement, pour la proximité, pour la confiance, pour l’économie… Mais si pour cela, nous devons dépasser les 10% du prix de marché, là, ça va coincer.

Pour les fringues, par exemple, il sera dur de rivaliser. Mais on peut compter sur le génie créatif de nos concitoyens pour trouver des solutions adaptées.

Dans tous les cas, nos clients sont prêts pour la consommation de proximité. C’est une chance pour le végétal et pour bien d’autres produits… En attendant, un jour peut-être, une plus grande autonomie !

Fleurs de France

Le label lancé par Val’hor il y a 4 ans est en plein dans la cible et on ne va pas s’en plaindre ! La récente étude Kantar sur le sujet nous indique que 1 Français sur 5 connait le label. Là aussi, les personnes interrogées sont prêtes à mettre 5% de plus dans la balance pour se payer une plante française. Il reste bien-sûr des réticents, qui expliquent qu’avec MDS, Label Rouge, Plante Bleue, ADR, AB… Et j’en passe… On aura bientôt plus de place sur l’étiquette pour y faire apparaitre les labels, certifications et reconnaissances…

Qu’importe, le jour ou Fleurs de France rassemblera tout cela, nous aurons fait un nouveau pas. Sur toute la filière, 1243 entreprises sont engagées avec ce label. C’est déjà beaucoup, c’est très peu par rapport au nombre d’acteurs concernés par le jardin.

Plus la petite fleur sera présente, plus elle interpellera le jardinier amateur et plus nous écoulerons ces plantes de chez nous.

A la suite de cette Covid-19, nous sommes tous prêts à mettre un peu plus cher pour du local, en nous montrant à la hauteur des attentes de nos clients, nous devrions exploser les compteurs… Encore !

 

Roland Motte… Jardinier !

 

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