En ces jours de pandémie, l’actualité est riche… Riche en événements, riche en déclarations, riche en prises de position.

Il ne se passe pas un jour dans la presse, sur les réseaux ou à travers le poste de télé ou de radio, pour qu’une personnalité nous exprime son ressenti vis-à-vis d’un microbe ou d’une réalité politique qu’elle semble maitriser mieux que tout le monde.

Avec ce confinement, ce blocage de situation, ce changement brusque de société, chacun raconte ses émotions.

Mais les émotions, les ressentis et les bons conseils ne sont pas toujours en phase avec les réalités.

Le « faut qu’on, y’a qu’à », s’il permet de se soulager, n’apporte pas vraiment les solutions adéquates !

Ce qu’il aurait fallu faire, c’est souvent juste ; ce qu’il faut décider sur l’instant, c’est plus compliqué.

Nous, par exemple, dans le jardin, nous rêvons d’un monde où il pleut la nuit pour arroser les cultures, et où il fait beau le jour pour que les clients consomment du végétal.

Nous, dans la distribution, nous rêvons d’une concurrence alignée sur les prix et qui ne viendrait pas prendre les clients sur notre territoire. Nous rêvons de marge, d’un personnel formé et motivé, d’un patron cool et complaisant, d’un Etat qui financerait nos périodes difficiles et qui arrêterait de prélever des impôts.

Nous, dans toutes les entreprises, de la production au paysage, nous rêvons de clients qui ne discutent pas les prix, qui ne réclament pas sans compter et qui comprennent les aléas de nos métiers proches de la nature.

Il y a d’un côté le rêve, mais de l’autre : la réalité.

Alors c’est vrai, que, lorsque, entouré de centaines d’artistes et de personnalités, Nicolas Hulot lance des propositions politiques chargées de bon sens et d’écologie, on se prend à rêver d’un monde meilleur.

La première de ces résolutions est toute simple : « Le temps est venu d’une Europe des solidarités, grâce à la création d’un fonds européen de relance et de transformation écologique de plusieurs milliers de milliards d’euros… pour construire une économie sobre et résiliente… »

Et personne n’y avait pensé plus tôt… Quel dommage !!!

Ça fait rêver… Mais en réalité, d’où va donc venir cet argent ?

On sait que les inégalités sont encore criantes, et les signataires de cette tribune n’ont pas précisé s’ils allaient reverser leurs cachets publicitaires pour aider à ce monde meilleur.

La taxe Jean Valjean proposée par Vincent Lindon ira-t-elle jusqu’au Portugal, en Suisse ou en Belgique, là ou des artistes ont choisi de vivre pour limiter leur feuille d’impôt et s’extraire de ce partage proposé par notre talentueux comédien ?

Tous sont artistes, chanteurs, actrices et acteurs, ils nous font rêver et nous les apprécions pour leur grand talent et leur capacité à nous donner les émotions dont nous avons tant besoin dans notre quotidien.

Alors oui, cette chronique d’un monde meilleur nous donne de l’espoir. Oui, le temps est sans doute venu… Pour changer, et bousculer ce monde où règnent tant d’inégalités condamnables.

#Le temps est venu… de laisser les commandes à Nicolas Hulot pour la mise en place de ces propositions. Et s’il était nommé ministre de l’écologie ? C’est pas une bonne idée ?

Il pourrait mettre en place une nouvelle politique, et passer du rêve à la réalité !

Donnons-lui sa chance … A moins que la réalité soit plus compliquée ?

Nous sommes tous d’accord, il faut un monde meilleur, fini les inégalités. Nous voulons un monde rempli de petites fleurs… A condition que nous puissions vendre ces fleurs à un prix raisonnable… Et qu’on nous donne l’engrais… Et qu’on vende toute la production… Sans remise… Et avec une aide de l’Etat…

Entre le rêve et la réalité, des fois, ça se joue à rien, à peine une centaine de nanomètres, c’est à peu près la taille d’un virus !

 

Roland Motte… Jardinier !

 

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *