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Il était temps ! L’année se termine. Elle fut sombre, difficile et inhumaine, aussi inhumaine qu’un virus en colère. Mais bon, on ne va pas ressasser le passé et continuer à se plaindre 🥴. Même si l’horizon n’est pas très visible de là où on se trouve, peut-on l’espérer un peu moins gris et un peu plus rose ?

Ikéa

Le géant du meuble, et de la déco (et de tout un tas de choses pas chères et pas toujours utiles mais qui se vendent bien), a décidé de sonder 38 000 personnes à travers le monde. Et tout cela pour mieux comprendre nos aspirations. Ça s’appelle life at home, la vie à la maison.

Pour 78% des sondés dans 37 pays différents, le logement et la maison sont considérés comme le cocon, le lieu où il fait bon vivre, à l’abri de toutes les agressions extérieures. Dans les années 1980, Faith Popcorn parlait du Burrowing : ma maison est un bunker face aux agressions venues de l’extérieur. A l’époque, on trouvait l’idée sympathique, juste bonne à vendre des portes blindées. Mais aujourd’hui, ce Burrowing se retrouve propulsé sur le devant de la scène. Les agressions continuent, elles sont même amplifiées à travers les réseaux sociaux et les chaines d’info. La déprime gagne du terrain, et le seul endroit encore sûr sur cette planète, c’est « ma maison » et « mon intérieur ». Du pain béni pour les paysagistes et vendeurs de bien-être que nous sommes !

Toujours plus vert

Évidemment, lorsque tu passes 24-24 sur ton balcon ou ta terrasse, tu finis par voir les défauts et les corrections à apporter. Comme dit ma voisine, « c’est pareil dans un couple… ». Mais je lui laisse la responsabilité de ses propos !

En juin de cette année, un autre sondage nous donnait des indications sur le comportement des Français. Vous vous souvenez ? Juin 2020, c’est vieux. Au sortir du premier confinement, on parlait alors du monde d’après… Et dans ce monde d’après, tout le monde voulait trouver une maison à la campagne, ou avec des espaces verts à proximité, ou avec un balcon ou une terrasse, ou les deux !

Coincés dans nos quelques mètres carrés familiaux, nous commencions à comprendre l’importance de sortir, de voir des arbres, des fleurs et des petits oiseaux. Une prise de conscience naturelle au naturel. Tout le monde s’est précipité dans sa jardinerie pour se payer un chou, une courgette ou un géranium. Ensuite, à force de contempler sa chaise longue en plastique, nous avons pensé à renouveler ce quotidien. Et en allant encore un peu plus loin, le coup de fil à un paysagiste s’est imposé pour refaire en totalité les extérieurs devenus les espaces prioritaires de vie. Au boulot les paysagistes… Y’en a pour un an de chantiers en avance… Ou en retard ! Ça dépend du point de vue 😉.

Espaces vivants et verts !

La lettre de Val’hor, toujours bien informée, confirme, s’il en était besoin, avec un sondage venu d’Angleterre. Certes, il s’agit spécifiquement de l’expression des londoniens, mais le sondage réalisé dans le cadre du projet Park Power nous donne la tendance des citadins.

Les habitants de nos grandes villes considèrent les espaces verts comme le Graal.

La demande est assez simple ! Au cœur de la ville, les parcs et jardins sont là pour donner un accès à la nature. Le confinement nous a éloigné du végétal, alors, nous le voulons à portée de marche. Ils sont considérés comme indispensables pour notre santé et notre bien-être. Nous commençons à comprendre l’influence d’un coin d’herbe sur notre mental et sur notre santé psychologique. On passe rapidement, mais sans les négliger sur les aspects « zéro carbone » et sur l’engagement citoyen de faire son jardin ou de participer à une activité commune autour du jardin. Et on termine par la culture. Cette culture dont nous sommes privés en ce moment. Et ben oui, lorsque les cinémas et les théâtres étaient ouverts, nous faisions la fine bouche. Maintenant que l’accès aux salles de spectacle est interdit, nous sommes prêts à nous extasier devant le premier navet venu ! Oui, les espaces verts peuvent accueillir la culture. Ces espaces verts ne doivent pas rester des lieux statiques, mais de véritables cœurs de vie animés et remplis de surprises au quotidien. Un nouveau métier pour nos petits jeunes : animateurs d’espaces verts !

The place to be

Si vous ajoutez à cela une baisse significative des envies de vacances, 11% seulement des français partiront en vacances cet hiver. Les autres resteront à la maison. Une occasion encore de se placer devant la fenêtre pour imaginer son jardin de demain et programmer les achats de spas, d’arbres, de salons de jardin, de fleurs et de barbecues pour les jours meilleurs.

En résumé, en ce moment, tout va mal, y’a plus de sous dans les caisses, les projets s’annulent et y’en à marre d’être coincé à la maison. D’accord. Ca y est, c’est fini ? Maintenant regardons la situation en face. Nous avons une chance inouïe de faire partie de la grande famille du jardin. Si nous arrivons à tenir jusqu’au beaux jours, vous verrez le soleil briller plus que d’accoutumée. Nous avons la chance d’appartenir à un marché qui donne de l’espoir, qui donne de la vie et qui rassemble nos concitoyens malgré nos différences. The place to be, c’est le jardin ! Restez au chaud. Bonnes fêtes de fin d’années à tous et vivement l’année prochaine 🍾🥂🔥!

 

Roland Motte… Jardinier !

Ma vision de notre métier demain ?

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