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L’avantage du jardin, c’est que chaque année, ça revient ! Il suffit de sortir les articles de l’an dernier pour avoir tout juste ! Mais avec la Toussaint, c’est plus compliqué, les morts restent morts, mais les vivants ont tendances à changer… Gare aux chrysanthèmes…

Si l’on en croit les chiffres de Val’Hor, et y’a pas de raison de ne pas les croire, la Toussaint 2017 a été meilleure que 2016, nous voilà sauvés !

6,2 millions de foyers ont acheté des fleurs contre 5,3 millions en 2016 ! Nous avons dépensé 1,4 euros de plus par personne impliquée. Alors quoi, la Toussaint serait-elle en train de redevenir la fête que nous connaissions dans le temps ?

Peut-être ? Mais pas sûr, et tout le monde ne retrouvera pas ses petits.

Le principal des ventes s’est effectué dans la grande distribution dont la fleur n’est pas la priorité. L’alimentaire s’est mangé 24% des consommateurs avec des prix bien-sûr très compétitifs et des marges réduites, pour le distributeur, mais aussi pour le producteur.

Pour satisfaire les hyper, de plus en plus gourmands en chrysanthème, il faudra de grosses usines de production capables de rentabiliser et livrer des volumes. Ce n’est sans doute pas le cas des petits producteurs qui devront se débrouiller en vente directe, en espérant se trouver aux abords d’un cimetière. He oui, l’emplacement est capital, même pour la Toussaint… L’emplacement ou le prix !

Mais que va devenir cette fête de la Toussaint ? Entre les familles de plus en plus éloignées ou éclatées qui ont d’autres soucis que de revenir sur la tombe du grand-père, entre la crémation qui impose un service fleuri minimum, entre une population vieillissante, la consommation de chrysanthèmes concerne à près de 50% les 65 ans et plus… Alors ?

Alors les beaux jours semblent être derrière nous !

Comme bien d’autres marchés, nous allons avoir un combat singulier entre le volume et les prix bas d’un côté, et la qualité et le service de l’autre. Point de place pour le milieu de gamme, du genre la pomponette à prix « moyen », un peu plus cher que les hyper, un peu moins cher que les fleuristes. Si le service n’est pas au rendez-vous, autant se battre direct avec les prix, mais là…. Vous prenez un risque !!!!

Quel service proposer pour une fête qui perd de sa prestance ?

Si l’on part des besoins du consommateur, y’a plus qu’à analyser :

« Je n’ai pas envie de me déplacer jusqu’au cimetière »

Cliquez, commandez, livrez ! Le service « Toussaint » s’occupe de tout !

« J’aimerais que la tombe reste propre »

L’abonnement Gold (passage une fois par mois), Silver (une fois par saison) ou Bronze (nettoyage avant et après la Toussaint).

« Je n’y pense jamais à cette fête »

Le service « Concession » est là pour gérer à votre place, l’entretien, mais aussi le rappel administratif.

« C’est démodé le coup des fleurs sur la tombe »

Notre site internet propose des chrysanthèmes virtuels… Arrosage inclus…

Mais non la Toussaint n’est pas morte ! C’est devenu un métier différent, c’est tout !

Roland Motte… Jardinier !

Sources = Kantar TNS, Val’Hor, FranceAgriMer 2018

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