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Les faits !

Si vous avez loupé le début du film, voici un petit résumé ! Une célèbre enseigne de la grande distribution, qui fait des produits pas chers, s’est lancée dans la fabrication de sneakers. Pour les (très) anciens, les sneakers, ce sont les baskets que l’on mettait pour faire de la gymnastique à l’école…

L’idée a démarré comme un challenge il y a quelques années, sans trop de conviction, mais devant les retours positifs, ladite enseigne a commencé à vendre en Belgique, puis en France avant Noël. La godasse en elle-même n’a rien d’originale, ni dans le look, ni dans la matière. Elle reprend les codes d’une marque qui a pignon sur rue dans le domaine, et ses couleurs jaune et bleu pourraient en faire fuir plus d’un.

Bref, en gros, ce n’est pas du dernier cri et il n’y a rien de haut de gamme dans le produit. C’est là où la magie de la tendance ou de la collection vient frapper à la porte.

Le lendemain de la vente de ces godasses quelconques, on les retrouve à plus de 295 euros la paire sur le bon coin. Pour mémoire, elles se vendent à 12,99 euros en magasin.

L’histoire ne dit pas si ces pompes de sport devenues hors de prix ont trouvé un acheteur.

Avec un tarif démesuré, on donne une valeur fictive à un objet ou un service.

Ici en l’occurrence, c’est une valeur de communication. Plus c’est gros, plus ça marche 😂 !

SneakerHead

Dans ce cas précis, le produit n’est pas choisi au hasard. L’invention des sneakers remonte bien loin, à la fin du 19ème siècle. C’est en 1910 qu’apparaissent les nouvelles marques que sont New Balance, Superga ou Converse. Ces noms là sont bien connus puisque leurs modèles sont sur le devant de la scène encore aujourd’hui.

Il faut attendre les année 1980 avant que ces chaussures sortent du cadre sportif pour devenir de vrais accessoires branchés. Sous l’impulsion d’Adidas ou de Nike, ces tatanes moitié sport moitié ville deviennent une mode à part entière. Baladez-vous en ville et regardez les pieds des gens, vous verrez qu’il n’y a de place que pour les sneakers ou presque.

Inévitablement, sont arrivés ensuite les « SneakerHead ». Ce sont des collectionneurs qui ont des dizaines de paires, se les échangent, se les revendent sur internet. Ils sont toujours à la recherche de la plus branchée ou de la plus rare. Il suffit de préciser que ces savates de sport sont en édition limitée pour voir le prix s’envoler de suite.

Ironie, provocation ou tendance ?

Pour en revenir à nos godasses jaune et bleu à bas prix. On peut se poser la question de l’intérêt de sortir un produit d’une aussi piètre qualité par rapport aux recherches effectuées par les pros de la Sneaker ? C’est pourtant tout le savoir-faire de cette enseigne alimentaire. Son truc : vendre à pas cher un produit copié ici ou là.  Donner l’illusion de la qualité à un prix défiant toute concurrence. Mais dans le cadre des Sneakers, les pros de la basket ne s’y trompent pas et ne vont pas acheter un truc en plastique aux associations de couleurs douteuses. Alors pour noyer le poisson, les gars du marketing ont créé le buzz avec un pseudo prix. Dans l’affaire, on aura bien un ou deux pigeons pour se faire avoir, mais l’essentiel n’est pas là. Le plus important, c’est toute la communication produite avec une histoire sans intérêt. Bien jouer. La Ugly fashion arrive petit à petit. Devenir remarquable, c’est se faire remarquer… A tous prix.

T’imagines pareil dans le jardin ?

Après tout, c’est juste une histoire de marketing. Y’a toujours quelqu’un pour collectionner des trucs moches ou bizarres. C’est le cas des adeptes de l’appertophilie qui collectionnent les ouvre-boites ou des circinusophiles qui collectionnent les compas.

A quand donc les fauteuils monoblocs en plastique numéroté de 1 à 100 et vendus par une grande enseigne de jardinerie ?

Et que dire de la fourche à bêche sans dent offerte par votre paysagiste et qu’on retrouvera en vente sur le bon coin à 2500 euros ensuite !

Allez, comme vous m’êtes sympathiques, en voilà un autre, c’est cadeau ! Le godet de culture en plastique noir avec en surimpression sur un côté la photo d’un chanteur décédé. Imaginez le godet Johnny, le godet Charles Aznavour… Attention, il n’y en a qu’un par série de 1000 plantes à massifs… Faut acheter beaucoup de fleurs pour tomber dessus !

Si c’est collector, ça doit passer.

On peut aussi le faire sur des plantes tendance… C’est encore mieux !

 

La ficelle est bien grosse, mais à priori, ça marche pour les sneakers …  Et vous, vous êtes prêt à tester le Ugly-Marketing ? 😜🤣😂

 

Roland Motte… Jardinier !

Communiquer à tout prix, c'est important, l'important c'est qu'on parle de mon entreprise !

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