#arbre #forêt #canicule #jardin #jardinier #biodiversité #jardinerie #rayonjardin #developpementdurable

 

Masqué ou pas, c’est l’heure de la rentrée ! Et nos jolies petites têtes blondes devenues ‘bleues’ avec le masque, vont se précipiter à l’école malgré les risques de développement du virus.

Les vacances sont finies et la canicule aussi… Tout va bien !

Bilan

Le bilan ! Y’a que ça de vrai ! Après chaque opération, période, campagne, saison… Nous sommes habitués à avoir un bilan détaillé pour savoir si c’est mieux ou moins bien que l’an dernier. Sans comparaison, notre actualité ne serait rien.

Il en est de même pour la forêt ! Et après ces 3 années très chaudes, force est de constater que les excès du climat ont entamé le moral des forestiers.

Dans un rapport de 2014 envoyé au premier ministre, l’observatoire nationale sur les effets du réchauffement climatique imaginait la forêt de 2050. Le scénario se construisait avec une sécheresse tous les 5 ans qui pourrait altérer la biodiversité et éclaircir les forêts. Mais cette perspective a déjà explosé en vol. Tout s’accélére et en 2020, 30 ans avant 2050, les prévisions sont beaucoup plus pessimistes.

La mort dans l’arbre !

Une sécheresse et une canicule tous les 5 ans, on signerait tout de suite ! Depuis 3 ans, la canicule est devenue la norme de nos étés. Et lorsqu’on parle de chaleur excessive, le climat continental est encore plus marqué par ce changement. Les arbres des forêts de l’Est et d’Europe centrale ont besoin de froid et de pluie pour alimenter les espèces les plus courantes. Mais si l’on supprime le froid en hiver et l’eau le reste du temps, pas besoin d’être un grand scientifique pour imaginer la suite.

Les régions tempérées sont censées rester tempérées. Si ce n’est pas le cas, la végétation devra changer. Et c’est ce qui arrive en ce moment.

Sauvons-nous

Lorsque la chaleur s’installe et que le climat change, les grands arbres disparaissent, le couvert se raréfie. Les espèces résistantes à la sécheresse et à la chaleur vont alors s’installer changeant définitivement le paysage. Le Nord Pas de Calais, une région de production d’huile d’olive… C’est pour bientôt ! Et que dire des cultures de mangues en Alsace… On pourrait y voir des avantages, c’est vrai ! Mais en attendant, la plupart de nos espèces endémiques commencent à prendre le chaud et la liste s’allonge. Venez donc vous promener en forêt histoire de prendre peur… Inventaire !

La liste

On commence par les hêtres attaqués par un champignon. Idem pour les frênes avec la chalarose et l’érable sycomore qui se prend l’encre. On a oublié les châtaigniers eux aussi en perdition. Un petit tour par les épicéas ravagés par le bostryche. Les oliviers sont eux aussi dans le collimateur et si l’on ajoute une ou deux tempêtes là-dessus, vous pouvez imaginer les dégâts.

Pour la production de bois, s’il faut couper des milliers de m3 en même temps, on pourra aussi parler de l’effondrement des cours, mais ça, c’est un détail par rapport au reste… Si l’on exclue les marchés et l’économie de nos propos !!!

Autant vous le dire simplement, le bazar s’installe en forêt et on ne sait pas où s’arrêtera l’histoire… Puisque dans toute histoire, il y a une fin…

Prise de conscience

Tout cela se voit à l’œil nu, et si l’on ajoute les chenilles processionnaires en tout genre, les plantes invasives et les bestioles venues d’ailleurs qui montrent le bout de leurs antennes, on se rend compte qu’il y a du mal de fait !

Alors que faire à part pleurer ? Pouvons-nous encore changer le cours de l’histoire ? Devons-nous attendre des décisions politiques pour nous remuer ? Sommes-nous des observateurs de ce monde ou les principaux acteurs ?

On peut consacrer son énergie à dénoncer ce qu’il ne faut pas faire, mais on peut aussi la consacrer à faire, à agir pour diminuer notre impact sur cette terre endommagée.

Nous sommes les acteurs du jardin, et à ce titre, nous avons une responsabilité : planter des arbres, inciter nos clients à préserver la nature, communiquer sur la biodiversité, proposer des jardins respectueux, commander plus local…

En résumé, on a du taf ! Et en plus, on pourrait même nous remercier d’agir ! C’est pas beau ça ?

 

Roland Motte… Jardinier !

 

Communiquons-nous assez sur la protection de la nature ?

Voir les résultats

Loading ... Loading ...

 

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *