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Bienvenu à tous en ce lundi matin ! Quel plaisir de se retrouver pour une chronique régulière, histoire d’avoir un avis sur la vie … Et sur le jardin.

Mais bon, si toutes les bonnes choses ont une fin, il pourrait en être de même pour le journalisme que nous avons connu… Angoisse ???

Les circuits d’information ?

Pour s’informer, le bon peuple de France, toutes catégories confondues, a choisi la télé à 47%.

Mais entre les séniors et les jeunes, les choses évoluent… Sans surprise, Internet et les réseaux gagnent du terrain. La presse écrite est relayée loin derrière avec un malheureux 7% des sondés.

Si l’on se souvient des ‘belles années’ avant 1980, la presse écrite faisait encore office de référence.

Depuis ce temps bien lointain, la pub, principale moteur des médias, a commencé à changer de camp. Le pognon a un fonctionnement relativement simple, il va là où se trouve le public, c’est comme ça !

Mais sur les réseaux, par exemple, s’agit-il d’une information fiable ? Nous sommes loin du journalisme d’investigation, ce qui compte aujourd’hui, c’est la course aux clics, peu importe la véracité des propos… Et malheureusement, ça marche !

Presse jardin

Pour le grand public, il reste quelques magazines jardin qui peuvent intéresser des passionnés ou des jardiniers avertis.

Et pour la presse pro ??? Le modèle économique devient compliqué ! La tendance est bien de s’appuyer sur les réseaux pour communiquer, et sur les réseaux, le gratuit est la seule religion ! Sans moyens, difficile alors de passer du temps sur la réflexion. Le relais d’information en copiant et collant les communiqués des acteurs paraît être la formule la plus économique. Mais pour des articles de fond si personne ne les finance, va falloir assurer le bénévolat ou espérer un retour sur investissement, … Là non plus, c’est pas gagné !

Le marché se plaint alors d’une offre trop pauvre pour lui, de regretter le temps où nous avions des éditorialistes indépendants prêts à condamner les dérives de la distribution. Ben oui, mais le gratuit a ses limites. Faire son jardin et récolter ses haricots, c’est bien plus valorisant que de réfléchir derrière son ordi !!! Au moins, ça rempli l’assiette…

Irobot presse

Et que dire des robots. S’il faut produire de l’info, le robot est capable de nous pondre un article cohérent en s’adaptant à tous les référencements. Bien plus efficace qu’un journaliste… Et si le journaliste en question ne comprend rien aux réseaux sociaux… Alors là, la différence devient flagrante. Le robot, en plus, ne fait jamais la gueule !

En quelques minutes seulement, les robots de tous poils vont produire des milliers d’articles. Ils vont même traduire toutes sortes de parutions venues du monde entier et les adapter à la logique du média ciblé.

Avec un tel concurrent, même les plus jeunes, sortis des écoles de journalisme, commencent à douter de leur choix…

Faute d’argent frais et pour répondre à des critères de communication ‘alimentaires’, les étudiants qui ont choisi le domaine de la presse commencent à rebrousser chemin. La pression est trop forte, en interne ou sur les réseaux, les pigistes et autres écrivains éphémères peuvent se prendre une volée de bois vert si les parutions ne correspondent pas à la tendance du moment ou à la pensée majoritaire…

La société évolue. Nous sommes dans l’urgence, le nez dans le guidon, et nous n’avons plus envie de financer la presse pro de notre marché. Si nous avons besoin de conseil ou d’analyse, nous faisons appelle à une agence de tendance ou à un coach. Certes, c’est un peu plus cher qu’une pub de soutient à un canard, mais la synthèse n’est que ‘pour moi’, et personne d’autre ne bénéficie de la réflexion.

Serions-nous entrés dans un monde un peu égoïste ?

Et demain ?

Ainsi va la vie. La presse pro jardin est en train de disparaitre progressivement. Est-ce un bien ou un mal ? Nous le saurons plus tard. Avant cela, le transport à cheval a disparu au profit de la voiture et les plantes en racines nues au profit du conteneur.

Demain, la presse pro jardin aura une autre forme et une autre tête, elle devra peut-être passer par les réseaux sociaux ? Mais dans tous les cas, pour exister encore, elle devra trouver de nouveaux modèles économiques.

Quelle tête aura-t-elle demain ? Personne ne le sait, mais ce que nous savons, c’est qu’elle a un sacré boulot pour se transformer !

Bon ben, en attendant, je vais reprendre mon fiacre et rentrer dans mes pénates allumer les bougies… Rendez-vous la semaine prochaine… Tant qu’il y a de la vie…

 

Roland motte… Jardinier !

 

 

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